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vendredi 23 mars 2012

23 mars : Journée Mondiale de la Météorologie



Le temps, le climat, l’eau et le développement durable...

La journée internationale de la météorologie commémore l’entrée en vigueur, le 23 mars 1950, de la Convention qui a institué l’Organisation Météorologique Mondiale (OMM), sous le thème "Le temps, le climat, l’eau et le développement durable".

La création de l’OMM a contribué au progrès rapide des sciences météo-climatiques, des technologies connexes et de la coopération internationale. Cette évolution, s’est vite traduite par la mise en place de systèmes opérationnels d’envergure mondiale pour la protection des personnes et des biens et l’atténuation des effets des catastrophes naturelles, ainsi que par la mise en uvre de toute une série d’activités socio-économiques menées au profit d’un développement durable défini comme le développement qui satisfait les besoins du présent sans compromettre la capacité des générations futures de satisfaire les leurs.

Aujourd’hui, plus que jamais, on s’aperçoit que l’économie mondiale est de plus en plus sensible au temps et au climat. Pratiquement toutes les activités humaines sont soumises à l’influence du temps, du climat et de l’eau, et un nombre croissant de ces activités disposent d’une marge de man uvre de plus en plus réduite pour faire face aux risques.

En 2000, l’Organisation des Nations Unies a affiné et recentré sa stratégie en faveur d’un développement social et économique respectueux de l’environnement en incitant ses membres à atteindre les objectifs de développement pour le Millénaire, à savoir la réduction de moitié du pourcentage de la population qui n’a pas accès de façon durable à un approvisionnement en eau potable, la résolution des problèmes de vulnérabilité, d’évaluation des risques et de lutte contre les catastrophes, y compris la prévention, l’atténuation des effets, l’organisation préalable, les interventions en cas de catastrophes et les opérations de relèvement après les catastrophes, le traitement des questions relatives aux changements climatiques, y compris la surveillance, la projection et la mise en uvre de stratégies pertinentes aux niveaux national, régional et international et la mise en place d’un partenariat mondial pour le développement.

Ces objectifs ont été développés dans le Plan de mise en uvre du Sommet mondial pour le développement durable (Johannesburg 2002).

Les progrès accomplis en ce qui concerne l’observation à distance à l’aide de Radars, de satellites et autres moyens de surveillance, le traitement des données et les communications ont permis de renforcer considérablement la compréhension scientifique des processus dynamiques et physiques qui se produisent dans l’atmosphère et les océans et de leurs interactions avec les autres composantes du système terrestre.

Ces progrès ont débouché sur une amélioration sans précédent de la qualité et de l’exactitude des prévisions et des alertes météorologiques. Il est désormais possible d’établir des prévisions météorologiques déterministes sept à dix jours à l’avance dans les régions extra tropicales et trois à quatre jours à l’avance dans les régions tropicales.

Si cette évolution a grandement contribué au bien-être de l’humanité, il a cependant fallu faire face à de nouveaux problèmes, tels que la concentration accrue de gaz à effet de serre dans l’atmosphère, le changement climatique, l’appauvrissement de la couche d’ozone stratosphérique, la raréfaction des ressources en eau douce et la pollution croissante de l’atmosphère et des eaux.

Parallèlement, l’aggravation des conséquences des phénomènes météorologiques et climatiques extrêmes - notamment des cyclones tropicaux, des inondations, des sécheresses et des vagues de froid ou de chaleur - dans plusieurs parties du monde fait peser une menace considérable sur le développement durable.

Les observations météorologiques peuvent aussi être l'occasion de dresser un tableau façon livre des records...
  • La moyenne annuelle des précipitations la plus faible du monde a été enregistrée à Arica (Chili). Au cours des 59 dernières années, la moyenne annuelle n'a atteint que 0,8 mm.
  • La moyenne annuelle des précipitations la plus élevée du monde a été enregistrée à Lloro (Colombie). Au cours des 29 dernières années, la moyenne annuelle a atteint 13 230 mm.
  • La température la plus élevée du monde (58 °C) a été enregistrée à El Azizia (Libye), le 13 septembre 1922.
  • La température la plus basse du monde (-89.4°C) a été enregistrée à Vostok (Antarctique), le 21 juillet 1983.
  • Le grêlon le plus gros (environ 45 cm de circonférence, plus de 14 cm de diamètre) a été ramassé et mesuré à Coffeyville, dans le Kansas, aux États-Unis, le 3 septembre 1970. Il pesait 755 grammes. Le plus souvent, le diamètre des grêlons est inférieur à 5 cm.
  • La chute de neige la plus importante du monde a eu lieu à Silver Lake, dans le Colorado, aux États-Unis, le 15 avril 1921. Un manteau de 190 cm d'épaisseur s'est formé en moins de 24 heures.
  • Le flocon de neige le plus gros (il mesurait 20,3 cm sur 30,4 cm) du monde est tombé à Bratsk, en Sibérie, en 1971.
    Entre 1992 et 2001, les catastrophes naturelles liées au temps et au climat ont tué environ 622 000 personnes, affecté la vie de plus de deux milliards d'individus, laissé derrière elles des millions de personnes sans-abri, dévasté des terres arables et contribué à la propagation des maladies.

Certaines études ont démontré que le nombre des catastrophes naturelles liées au climat a été multiplié par trois au cours de ces trente dernières années.



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